‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 2)Chapitre 1 sur 58 · DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

DES ÉDITEURS

Si Ton en excepte le Discours à rjeadémie française, qae nous avions réservé poar ce volume^ les pièces qu'il renferme ne sont venues à notre connoissance que lorsqu'il n'étoit plus possible de les mettre à la place qu'elles dévoient naturellement occuper.

Le premier écrit ^ sur les trois Magdelëi7es^ c'est-à*dire^ y^ii/^*// admettre trois MagdelèneSj ou bien une seule dans F Evangile , appartient à la classe de FEcriture sainte. Il aura échappé à l'attention de M. l'abbé Hémey^ peut être à cause de sa brièveté. Cette petite dissertation avoit été imprimée avec une autre de l'abbé Fleury^ sur le même sujets dans les nouveaux Opuscules de cet auteur^ qui parurent en. 1807.

L'objet de la Réponse ▲ une consultation de Jacques II , roi d^ Angleterre^ est de montrer que ce prince pouvoit en conscience donner une Déclaration^ que ses sujets Protestans lui deman* doient, en garantie des privilèges de l'Eglise Anglicane^ au cas qu'il' fut rétabli sur le trône. Cette pièce importante a été publiée récemment en Angleterre ; et on trouvera dans le précis historique BossuET. xuii. a

VI ÀYERTISSrMElïT

qui raccompagne y des détails tant sur son authenticité que sur les contestations qui s'élevèrent à loccasion de la Déclaration.

La Lettre a M. Brueys^ qui vient ensuite ^ est tirée d'un recueil de morceaux extraits des ouvrages de l'évéque de Meaux^ qu'on a rangés sous différens titres, et dont on a composé un livre intitulé : Théologie dogmatique de Bossuet; Montpellier^ 1817 et 181 8. £lle est à la fin du tome IV.

Nous avons mis en dernier lieu le Discours prononcé par Bossuet a l'Académie française^ le jour de sa réception; 8 juin 1671 . Ce Discours étoit connu et apprécié depuis long-temps ; il est une nouvelle preuve qu'aucun genre d'éloquence n'étoit étranger à Bossuet. La Réponse de M. Charpentier, directeur de TAcadémie, venoit naturellement après j aussi l'a-t-on jointe au Discours

Les lecteurs aimeront sans doute à connoitre le tribut d'éloges qui fut pajé à la mémoire de ce graùd évéque , soit dans la chaire de vérité^ soit sur le fauteuil académique. On s'est'borné à trois pièces de peu d'étendue^ les plus remarquables de ceHes qui parurent peu de tempis après sa mort. Ce sont l'éloge que fit de Bossuet y dans son Discours de réception^ l'abbé de Polignac^ son successeur à l'Académie française; et celui que l'abbé de Clérambault, directeur de l'Académie^ inséra dans sa Réponse au Discours de l'abbé de Polignacj enfin }! Oraison funèbre pro^

DES iDITEU&S. VII

noncée par le P. de la Bue, au service solennel célébré dans la cathédnde de Meanx y le 23 juil*let 1704^ en présence d'an nombreux concours d'évéques et d'antres ecclésiastiques^ qui étoient venus rendre ce dernier hommage à la mémoire de Bossuet. Le P. de la Rue avoit été honoré dfi l'amitié du prélat^ et étoit en correspondance avec lui. Il est surprenant qu'on n'ait point im-< primé cette Oraison funèbre dans les éditions d^s' OEuvres de Bossuet faites en France^ et que l'éditeur de Venise ait eu seul cette pensée. Ce Discours mérite d'autant mieux d'être lu, qu'il peint Bossuet sous les traits les plus propres à le fiiire aimer et admirer. Cest une pièce qui fait honneur au talent du P. de la Rue; et on appKqoa^ lorsqu'elle parut ^ à l'orateur et à celui dont il feit réloge, ce que PUne disoit de Virginius Rufiis^ loué par Tacite : Le comble de son bonheur a été de rencontrer uni panégyriste si éloquent (0.

M. l'abbé Hémey, premier éditeur de cette collection^ avoit annoncé dans sa Préface une Table synoptique des OEm^res de Bossuet^ pouf être mise dans le tome premier. II n'a pas exé-cuté son projet, et n'en a même laissé aucun plan. Cette Table, comme nous la concevons, eut présefité des inconvéniens qui no» ont obligé d'y renoncer. Les détails multipliés qu'elle comportoit, eussent exigé un caractère très-fin, et un

(0 Hic supremos felicitalî ejiu comaloB accessit » laadator elo-^ quéutissiiniis. tdb, u, EpisC i. -

VIU AYERTISSEMEITT

papier fort grand ^ lequel ^ plié dans le li vre^ aaroil eu Teffet désagréable des grandes cartes' géographiques^ qui se déchirent ordinairement^ quand on les déplie fréquemment. La Table que nous y avons substituée renferme le titre de tous les Ouvrages ,d^ Bossuet , rangés selon les classes auxquelles ils se rapportent^ avec tous les détaik nécessaires pour faire connoitre ce que contient chaqiie édition de ses Œuvres^ et en quoi la nôtre di£fôre des précédentes. Elle est placée dans ce volume^ immédiatement avant la Table des matières ^ afin qu'en faisant des recherches^ on n'ait pas besoin d'ouvrir plusieurs tomes.

En achevant notre travail^ nous ne pouvons nous refuser à insérer ici la réclamation qui nous a été faite sur une assertion de M. l'abbé Hémey concernant D. Déforis. Il dit^ pag. xvi de sa Pré^ face, que ce religieux suspendit son édition des OEwn^es de Bossuet, parce que les supérieurs de sa congrégation lui firent défense de la continuer. Un confrère de D. Déforis^ qui a vécu avec lui aux Blancs-Manteaux jusqu'à leur expulsion du monastère ^ n'a jamais oui parler' de cette défense; et il ajoute d'ailleurs^ comme bien instruit^ que c'étoit le chapitre général seul^ et non le supérieur de la Cofî^égation, qiif avoit droit de porter une. pareille interdiction; mais qu'elle n'a jamais eu lieu. Si D. Déforis n'a pas mis plus, d'activité à faire paroître son édition^ c'est que^ pendant plusieurs années^ il s'est occupé d'af*.

DES ÉDITEU&S. IX

&ire9 qui n'avoient aucun rapport à son travail sur Bossuet^ et ses confrères lui en firent même souvent des reproches. Voilà les faits qui nous ont été assurés^ et que nous consignons ici pour l'intérêt de la vérité.

fc^%%>»»»^%»»

Page 1