XCVII/ JOUR
RetireZ'VOtiS , maudits : allez au feu éternel : con* damnation des impies, Ibid.
Jlv lieu de ce Venez si ravissant , plein d'une ad^* mirable douceur , qui satisfera le coeur de Thomme sans lui laisser rien à désirer : les méchans, les impénitens entendront cet impitoyable Allez, Retirez-vous (0 : et où iront-ils, les malheureux? Où^ en s'éloignant du souverain bien, sinon au souve^ rain mal? Où, en s'éloignant de la lumière éternelle, sinon à ces ténèbres extérieures, ténèbres affreuses, plus palpables que celles de TEgypte? Où , en perdant la joie éternelle , si ce n'est aux pleurs, au désespoir, à la rage, au grincement de dents , à Téternelle fureur ! Allez : retirez-vous , ouvriers d'iniquité. Retirez-vous , je ne vous connois pas. Ma marque n'est point en vous: je ne
{}) 3fatth, xxT. 4i*
4o6 HÉDITÀTIOlTft
VOUS ai Jamais connu i^). Vos çsuvresont éié trompeuses j défectueuses, passagères en tout cas , et de> tituées de perséviérance : vous a'étes poiat de ceux sur lesquels ^s^ ce sceau ^e Pieu : Le Seigneur con- 9iott c0ii^ tfui sont à kU ^^)' Allez, maudits. Fous avez eUmé la malédiction^ et elle viendra sur vous, JS lie vous est aUachée comme votre habit j, comme la ceinture qui vous environne ; elle a pénétré la moelle de vos os &). Allez 01$ fpu , erbre iufractueuXy qui n'ét& plus bon qu'à brûler : allez au feu éternel (4) : nulle goutte de rosée , nul rafraîchissement ne vieùdra jamais sur vous. Allez a ce feu qui est préparé au diable : à celui qui dès le commencement n'ayant point voulu demeurer dans la vérité, est menteur et père de mensonge, meurtrieri^) , calomniateur^ tentateur et accusateur des saints; d'où vient toute iniquité : allez en sa détestable compagnie imitateurs de son orgueil et de son impénitence, participez à ses peines : qu'il soit votre tyran, votre bourreau* Puisque vous avez voulu vous mettre dans son esclavage, portez éterneUement ce joug de fer , vous qui avez refusé le doux joug ele notre Seigneur.
Mais voici le comble des maux: Dieu contre vom avec toute sa justice et sa puissance. Ecoutez , tremblez ; c'est lui qui parle : Si vous ne m'écoutez pas, si vous méprisez mes commandemens, je mettrai ma face contre vous : f écraserai votre dureté et votre orgueil : je multiplierai vos plaies : comme vous marchez contre moi, je marcherai contre vous avec
(») Matth. vn. a3. xxv. 11. — (») //. Tim, 11. 19. — (.') Ps. tvii». i8 , 19. — C4) MaUh, XXV. 41. — (*) Joan. viii. l^.
un cœur d'ennemi (0. Vous serez frappé tout ensemble dans le corps , de pmwrelé, de pesfe , df froid et de chaud : d^ns Vesprif,, defofie^ /if'qyeur glementj et de fureur : le ciel sera 4^ fer sur vof têtes, etU^ terfe d'airain sous vps pied^ : votre ro^ sée sera la poussière ip) : vous ne pp^rUrez jamaîf de fruit : parce que vous naure^ pas voulu sentir le Seigneur en joie et dans l'aio^dqp^ de toutef sortes de biens , vous sere§ nUf dfm^ V esclavage d^ votre enneinij daai la faim, dans fa soif , dans Iq. nudité , dans l'indigence de tout : il mettra sur pQ§ épaules un joug de fer ^) . Outre toutes ces plaies que vous entendez, Dieu vous en enverra de pi lis terribles qui ne sont point écrites dans ce livre, et qui passent tout ce qu^on peut exprimer par le langage humain : et comme le Seigneur Je^t réjoui eu ^ous faisant du bien, il preindr^a plaisir maintenant à vous perdre , à vous renverser {^). Vous serez à jamais sous cette impitoyable verge ; sous cette verge veillante, qtfa vue le prophète (^) : car le Seigneur veillera éternellement sur votre iniquité (<>), et ne cessera de vous briser, de vous mettre en pièces {7). Pourquoi criez-vous inutilement ?^ Votre plaie est incurable : je t ai faite à cause ffe votre iniquité et voire dure malice , dit le Seigneur par la bouche de Jérémie -W : votre endurcissement a causé le mien : vous m'avez rendu inexorable , impitoyable, inflexible : Mlez. Et ils iront au sup*
0) Lev. XXVI. 14, 17 , 19., ai , a;, aS. — (») Z>f«a. xxviii. aa , a8, a3, a4. — C3) Ihid. 4; , 48. - v4) lUd. 61 , 63. — (5) Jerem, i. II , la. — (6) Dan. ix..i4- -r W l^«f- MVlU- .48, 61..^ ^»J Jcrcnt. XXX. i5.
plice étemel : et les justes à la vie éternelle (0. C*est par-là que Jésus finit sa prédication. C*est ce qu'il nous laisse à méditer : et il n'a rien de plus imporJLant à dire au peuple.
Après donc qu*il eûtjini tous ces discours (?) , il ne songe plus qu'aux préparatifs de sa mort : à la pâque ancienne y à la nouveUe : aux dernières instructions qu'il Yoûloit laisser à ses apôtres, à la cène y et après la cène : à la dernière prière par la* quelle il commença son sacrifice : finalement à sa mort.