que Jésus-Christ prend une seconde naissance
2. que Jésus-Christ reçoit nos adorations; 3. que Jétus-Christ est présenté et offert à Dieu ; 4. que
Jésus-Clirist converse avec les hommes; S. qaTû m multiplie en quelque manière, et qu*U nourrit de son sacré corps une multitude innombrable d'âmes fidèles; 6. qu'il est exposé aux insultes et aux persécutions; 7. qu'il est même crucifié par les pécheurs sacrilèges ; 8. enfin , qu'il devient, comme dans sa résurrection , victorieux et triomphant.
Voilà, chrétiens auditeurs , ce que je me propose de développer en autant de discours que j'ai marqué d'articles différents. Voilà tout le plan que je me suis tracé pour votre instruction et votre édification : je dis pour votre édification; car, ayant à parler dans un auditoire chrétien et catholique, mon dessein n'est pas de m'arrêter uniquement à de sèches controverses, ni à des spéculations abstraites et sans fruit. Je veux tellement vous expliquer les points de votre créance touchant le grand et meffable sacrement dont nous solennisons la Ifite, que vous appreniez en même temps à le révérer, à le fréquenter, à l'honorer par toutes les pratiques d'une piété solide et religieuse. Ce serait peu d'éclairer l'esprit, si je ne touchais le cœur; et il ne suffirait pas d'établir les dogmes de la foi , si je ne travaillais également à corriger les abus et à sanctifier les mœurs.
Dieu tout-puissant. Dieu de majesté , vous dont toute la grandeur est cachée sous de fragiles espèces et de viles apparences , Seigneur, aidez-moi de votre grâce. C'est pour seconder les intentions de votre Église que je monte dans cette chaire; c'est pour exalter le plus signalé de vos bienfaits , pour en rappeler le souvenir, pour en raconter les merveilles, et pour inspirer à mes auditeurs toute la vénération et tout l'amour qu'il mérite. Vous me soutiendrez, mon Dieu, vous bénirez mon travail, et, pour l'honneur de votre sacrement , vous donnerez de la force à mes paroles et les imprimerez profondément dans les âmes.
Peut-être, ô mon Dieu! votre providence, qui veille sur le salut de tous, conduira-t^lle ici quelques-uns de nos frères errants. Dans un temps où le plus religieux monarque s'applique avec plus de zèle et plus d'efQcace que jamais à ramener ces brebis égarées et à les faire rentrer dans le bercail, peut-être quelques-uns, ou par un esprit de critique , ou par un vrai désir de s'instruire, semélerootils dans la troupe et se rendront-ils attentift à m'écouter. Daignez, Père des miséricordes, jeter sur eux un regard favorable ; daignez, pour disposer l'ouvrage de leur conversion , donner à OMt voix une vertu particulière et toute nouvelle. Qu'elle s'insinue, cette vertu divine, jusque dans le fond de leurs cœurs; qu'elle les pénètre, qu'elle les remue, qu'elle les fléchisse. Ce sont nos frères, quoique séparés de nous. Ce sont des enfants rebelles à leur mère , mais dont elle pleure la |>erte et dont eOe
JÉSUS-CHRIST NAISSANT QANS LEUCHARISTIE.
■ouhtile ardemment le retour. Heureux si je puis y eootribuer, et s'il vous platt de m*employer, Seigneur, à nne oeuvre si sainte et si digne de mon ministère!
Premier jour.
Jésus-Christ prenant dans rEuckaristie une seconde naissance.
SERMON