MÉDITATION POUR LA VEILLE DE LA RETRAITE
de lemiM eo tom^pSy et de seTopposer à soi-même, oomme la oondammitkHi de «es infidélités et de ses rechutes.
Ged raffit poor ooDce?oir quelque idée de la retraite et de la eondoite qu'on y doit tenir ; mais , pour en être mieaK instruit, il n'y a qu'à voir la première méditation qui est à la tMe de cette retraite, et qui y sert comme d*eiitrée. Quoi qu'il en soit, on en apprendra plus par l'usage que par toutes les instructions. Car ToUà surtout le cwactère des choses de Dieu : on en connaît plus par soimême dans l'exercice, que les paroles des plus grands natlret n'en peuvent enseijmer.
Le père Bourdalone étant accoutumé à parler solidement sur tontes les matières qu'il traitait, et à les développer dans toute leur étendue, on ne sera point surpris que la plupart de ces méditations et des considérations qu'il y a jointes soient un peu longues; mais chacun pourra choisir ee quild sera propre, et t'y arrêter : outre qu'il y a plusieurs personnes qui , pour fixer leur imagination natureDement vive et prompte à s'échapper, sont bien aises d'avoir un livre dont la seule lecture, avec quelques retours sur eux-mêmes, puisse utilement les occuper pendant tout le temps de l'oraison.
De plus, comme le père Bourdalone était fait aux manières de la chaire, il a mis au commencement de chaque méditation un texte de l'Écriture, qui en exprime le su- Jet. Enfin , s'il conserve toujours son esprit de prédicateur, et qa'U s'explique avec toute la liberté de l'Évangile sur let manquements et les imperfections ordinaires dans les communautés religieuses, les gens du monde ne peuvent raisonnablement s'en prévaloir contre l'état religieux. On se porte partout soi-même , et l'on a partout ses foiblesses ; mais avec cette différence entre le religieux et l'homme du aiède, que les faiblesses de l'un ne vont point à beaucoup près aux désordres et aux excès de l'autre. Ce qui parait réprâiensible dans un religieux serait à peine remarqué dans nn séculier. On lui en ferait même quelquefois une vertu ; et tel passerait dans le monde pour un saint, s'il Toulait seulement s'assujettir à vivre dans sa condition, autant qu'elle le lui permet , comme vit dans le clottre le religieux le moins fervent.