SERMON SUR LE DÉLAI DE LA PÉNITENCE
Jam iecuriê ad radicem arborum potila ett
La oognée est d^à à la ndne des arbres. BCatth., 8.
Il n'y a donc point lieu de différer et d'attendre , puisque l'arbre est si près de sa chute, et que le coup qui va l'abattre va bientôt partir et le renverser. Parlons sans figure , ou tirons de cette figure l'avis important que Jean-Baptiste voulait donner à tout pécheur actuellement engagé dans le désprdre du péché, qui est de n'y point demeurer, de ne s'y point obstiner, mais de retourner promptement à Dieu , et de ne s'exposer pas aux suites funestes d'un retardement très-dangereux. Je dis d'un retardement très-dangereux, et, sans insister sur ces accidents imprévus, où la mort, par un juste châtiment de Dieu, surprend un pécheur qui diffère; mais pour ne prendre la chose que dans le cours même le plus naturel et le plus commun , arrêtons-nous aux deux effets les plus ordinaires du délai de la pénitence, et renfermons-les en deux propositions. Car le dé»
sso