DE L'OBÉISSANCE DE JÉSUS-CHRIST DANS SA FUITE EN EGYPTE
^tmUliavii semetipêum , faeitu obediens»
Il B'est abaissé lui-même , et B*e8t foit obéiiBaDt. Philipp., chap. S.
Pbeuier point. Quoique l'ordre que reçut Joseph de la part du ciel et par le ministère d'un ange , de 8^enfuir en Egypte avec Jésus et Marie ne s'adressât pas immédiatement à Jésus-Christ , il le regardait néanmoins et ne regardait même que lui. Et parce que cet Enfant-Dieu avait une pleine connaissance de tout ce qui se passait, on peut considérer cette fuite si prompte et si peu préparée comme l'effet de son obéissance.
Ce fut dans son principe une obéissance toute sainte, puisqu'elle n'était fondée que sur une conformité parfaite de sa volonté avec la volonté de son Père, à qui seul il voulait plaire, et en qui if se confiait uniquement. 11 l'envisageait non-seulement dans cet ange envoyé d'en haut , mais dans Joseph à qui Fange avait parlé, et qui devait être lui-même en cette occasion l'ngent et le ministre de Dieu. Ce divin Enfant se laissa donc conduire, et n'eut point d'autre sentiment que celui d'une soumission filiale et d'un plein abandonnement de ses intérêts entre les mains de la Providence et de ceux qu'elle avait chargés du soin de sa personne. Or, telle est l'obéissance religieuse. Rien de plus saint que les principes sur quoi elle est établie; car c'est sur l'acte de foi le plus héroïque , sur l'acte de confiance le plus excellent, et sur l'acte de charité le plus parfait.