Octavii'ii (Je Saint-(i<'lais
f.O.M l'LAI.NTI- s. i:il
Le bon Crétin au vers équivoque, Ton' Jehan le Maire, entre eulx hault colloque, Kt nioy ton père, en joye le receusmes, Car quasy tous de luy congnoissance eusmes. <( Heureux esprit, ce luy va Crétin dire. Quelle raison plus tost vers nous te tire Que par devers tant d'espritz excellens Qui sont ici, jadis tous opulens, \ toy pareilz et conseilliers royaulx, Desquelz tu luz, voyre des plus loyaulx? » (( Il luy respond : <( 0 âme débonnaire. Penser me fais au labeur ordinaire Que j'en au monde; et, parmy eux estant. Je y penserois encores tant et tant Que le record de ces solicitudes Me priveroit de grans béatitudes Qui sont céans. Je cherche les délices Qui aux espritz sont duysans- et propices: Je cherche joye et repos et sçavoh'; Où les peult-on mieulx qu'entre vous avoir! Or soit ma joye en ce poinct accomphe. Et par sus tout, Crétin, je te supplie De me monstrer en ces beaulx champs lloris Nostre Ennius, Guillaume de Loris, Qui du Roman t^ acquit si grand renom , Duquel aussi nous deux portons le nom,^ Dont mieulx je l'ayme! »