‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 120 sur 318 · C.OM l'LAI Nil'; S. |!i;i · texte numérisé non relu

C.OM l'LAI Nil'; S. |!i;i

(ioLivciiieincnt. Or les ;i-il laissées,

Mieuk qu'avant luy, en ordre bon dressées;

l']t au sortir du corps, jà d'aage plein ,

(Mair, pur et net, s'en vint en ce beau plaiu '

Cherclier repos en la troupe inmiortellc

De nous, qui tous hi\ (le\ons amoiu' telle

()ue luy à nous. — \u nom (hi Tout Puissanl

Bien venu soit l'esprit res[)lendissanl ,

Uespond Loris, d'un nom sonnnes tous tiois.

Pour la mornifle"- encor un j'en vouidrois

Avecques nous. »

« De sa bouche à grand peine Fut hois ce mot, qu'ilz veirent en la plaine Venir, plus clair que nul ruby ballay, L'esprit du preux Guillaume du Bellay, Tant travaillé des guerres piedmontoises Qu'à peine eust sceu encor aller deux toises. Si se vint mettre avec eulx à repos, Larmes laissant à souldars et suppostz,' Laissant en France et en Piedmont ennuy , \rais non laissant homme semblable h luy.

(i Bien tost après, allans d'accoi'd tous quati'e Par les préaux tousjours herbuz sesbatre. Du mesme nom deux espritz rencontrèrent : L'un Bissipat,^ que neuf sœurs allaictèrent : L'autre lîudé. qui la palme conquit

t. Hclli! plaine.

2. Soufflet, mais partinili(''r-p,moiif sdiitllct nttoii;ii:uif les lèvres.

;{. Serviteurs.

4. Poëte peu connu, mais fort célébré par les poëtes du siècle de Louis XII , par Cnhin surtout. Il étoit ii la fois jrrand seigneur, sénéri'ux, 1)011 rln'teur et très-savant

()R U V R E s n K CL !•: M 1-: \ T M A l{ () T .

Sur les sravans du siècle où il vesquit. Bien heureuse est, ù Clément, ta naissance. Qui de luy euz privée congnoissance !

)) Au demeurant nostre Gaulle , ainsi connne Nous a compté l'esprit du grand Preudlioinnie, De maint poëte ores ' est décorée :

Mais entre tous, de trois moult honnorée. Dont tu es l'un, Sainct Gelais angélique, Et Héroet, à la plmiie héroïque.

Maulgi'é le temps voz espritz dureront , Tant que françoys les hommes parleront.

Ainsi le dit l'âme de frais venue, A- qui sans fin est la troupe tenue T)e Parnassus, veu qu'en mortelle vie \ymée l'a et en l'autre suyvie.

'( Poètes, donc, qui en terre vivez.

Le loz, le bruict de Preudhomme esciivez Kn chascun genre et espèce de mètre lîn escripvans, n'oubliez pas à mettre Qu'au riche estât où il se conduysoit,- Autant sur tous sa \ertu reluysoit Comme Aurora est luysante et décore Snr^ toute estoille, ou Phébus sur Aurore. »

Aui'ore adonc à la lace vermeille Sortit du ciel, et sur ce je m'esveille. La plume pi'iiis, m(; mis à rxllmioNcr Via \isioii . alliii (h; r(;n\o\(!r

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