On n'entend parler que de changements, i. D'abord
\'M OEl'VRES DE CLÉMENT MAUOT.
A DAME IlillAN.NE (i A I L L A U I) K . m: I, VON KEMME DE BOX SÇAVOIR.
D'avoir le pris en science el doctrine Bien mérita de Pisan la Cristine^ Durant ses jours ; mais ta ])lume dorée D'elle seroit à présent adorée , S'elle vouloit par volunté divine. -
Car tout ainsi (|ue le l'eu l'or aOine. Le temps a faict nostre langue plus iine De (\u\ tu as l'éloquence asseurée D'avoir le pris.
Doiicrjiies, ma main, rends-toy humble et bénigne. En donnant lieu à la main féminine.^ N'escriptz |)lus rien en ryme mesurée, Tors que tu es une main bien heurée D'avoir louclié celle f|ui est tant digne D'avoir le pris.
1. (;iiri>tinf' de Piso ou de IMsaii, fcmnio savante et \)()rU', du cuiiiiiicnc<;nn'nt du xv*" siùile.
2. Si cette plume vouloit mettre au jour son avand niéritc. :{. Sans doute, de ti' n'pniidri'.
RONPKArX. i9a
nu CONFtCT EN" DOULEUR.
Si j'ay du mal, maulgré nioy je le porte; Et s' ainsi est' qu'aulcun me réconforte, Son réconfort ma douleur point n'appaise. Voylà comment je languis en mal aise , Sans nul espoir de liesse plus forte.
Et fault qu'ennuy jamais de moy ne sorte , Car mon estât fut faict de telle sorte, Dès que fuz né ; pourtant - ne vous desplaise , Si j'ay du mal.
Quant je mourray ma douleur sera morte; Mais ce pendant mon povre cueur supporte Mes tristes jours en fortune maulvaise ; Dont force m'est que mon ennuy me plaise : Et ne fault plus que je me desconforte , Si j'ay du mal.