‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 184 sur 318 · I. AloiieUe · texte numérisé non relu

I. AloiieUe

'2. Fin, gracieux.

XXXVIIÏ.

Une dame du temps passé Vey naguères entretenue D'ung vieil gentilhonmie cassé Qui avoit la barbe chenue.

Alors la souhaitastes^ nue Entre ses bras. Mais puis qu'il tremble Et puis que morte elle ressemble , Monsieur, si pitié vous remord, Ne les faictes coucher ensemble.

De peur qu'ilz n'engendrent la mort.

\)E IIKKKNF DE TOIIKNON.

Au moys de may que l'on seignoit la belle, Je vins ainsi son médecin reprendre : « Luy tires-tu sa chaleur naturelle?

Trop froide elle est, bien me l'a faict apprendre. — Tais-toy, dist-il, consent je te voys- reiuhv : J'oste le sang qui la fait rigoreuse, i'oiii' pi-eii(h-e htiiiieui' en ainoui' vigoreuse. Selon ce moys (jui chasse tout esmoy. » Ce qui fut fait, et ctevint amoureuse, Mais le pis est que ce n'est pas de moy.

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