‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 208 sur 318 · Vilain · texte numérisé non relu

Vilain

'2. Plusieurs manuscrits donnent ce dizain comme étant de François !"■. Toutes les éditions contemporaines du Roi et de Marot l'attribuent au poète, 3. Agréable, faite pour rendre le corps dispos.

■282 ()i:rVl{l<S DE CLKMEM .MAKUT.

Puis que les vers que jiour toy je compose T'ont faict tancer, Anne, ma sirur, m'aniye, (î'est bien raison que ma main se repose. Ce que je fais : ma plume est endormie; Ancre, papier, la main paslc et blesmye Reposent tous par ton connnandement.

Mais mon esprit reposer ne peult niye, Tant tu me l'as travaillé* grandement.

Pardonne doncq à mes vers le tourment Qu'ilz t'ont donné; et, ainsi que je pense, Hz te feront vivre éternellement.

Demandes-tu plus belle récompense ?

XVTÏ.

DU MOV DR M \\ I:T d'ANNIÎ.-

Moys amoureux, moys vestu de verdure, Moys qui tant bien les cueurs fais esjouyr, Couuiient pourras, veu l'ennuy que j'endure, Faire le mien de liesse jouyr?

Ne prez, ne champs, ne rossignolz ouyr N'y ont pouvoir. Quoy donc je te diray? Tant seulement l'aiz Anne resjouyr. Incontinent je me resjouyray.

Page 1