‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 213 sur 318 · On coiiipiviid aiM'iiH'iil : \r tléli\ri-i · texte numérisé non relu

On coiiipiviid aiM'iiH'iil : \r tléli\ri-i

MAUOT li.NVOÎt Ll. LIVRK |) t SON AUOLESCENCK A UNE UAMIi.

Tu as, pour te rendre amusée.

Ma jeunesse en papier icy:

Quant à ma jeunesse abusée, Une autre que toy l'a usée :

Contente tov de ceste-cv.'

r.ONTKt; LKS JALOUX.

De ceulx qui tant de mon bien se tourmentent, J'ay d'une part grande compassion ; Puis me font rire en voiant qu'ilz augmentent Dedans m'amye ung feu d'affection, l ng feu lequel, par leur invention, Cuydent- estaindre. 0 la povre cautelle ! ' Hz sont plus loing de leur intention, (Ju'ilz ne voudroient que je fusse loing d'elle!

I. Ci;s vers se trouvent en tête des premières éditions de ses œuvres jjubliées par Marot et qui commencent en effet par le livre de VAdulescence Clémentine.

'2. Ils pensent, ils espèrent.

'i. lîuse.

288 Œ v V R i<; S I ) 1-: Cl. v: .m i-: n t m a iî n t.

d'ANNK UI l I. IIV JKCTA DE LA NEIGE.

Vniie ])ar jeu nie jecta de la neige Oiie je cuidoys froide certainement; Mais c'estoit feu. L'expérience en ay-je, Car embrasé je fuz soubdainement.

Puis que le feu loge secrètement Dedans la neige, où trouveray-je place Pour n'ardre' point? Anne, ta seule grâce Estaindre peult le feu que je sens bien , Non point par eau, par neige, ne par glace, Mais par sentir ung feu pareil au n)ien.

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