‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 262 sur 318 · Alourdi · texte numérisé non relu

Alourdi

Les vieilles gens tu rendz fortes et vives, Les jeunes gens tu fais recréatives, A chasse, à vol, à tournoys ententives. Et esbatz mainctz.

0 doulx repos, nourrice des humains.

Bien doibt chascun t'einvoquer joinctes mains. Veu que sans toy les ennuys inhumains Nous précipitent!

Veu que sans toy en la terre n'habitent Les dieux rians, qui à plaisir invitent, Ains^ tous faschez s'en vont et se despitent. Si tu n'y viens.

\ien donc icy, ô source de tous biens, \ien veoir Françoys, le bien aymé des siens. Vien, fusses-tu aux champs Elisiens, Ou sus les nues.

Tu recevras cent mille bien venues Des princes haultz et des tourbes menues, - Qui sont du bras de Krançoys soutenues. Roy couronné.

Las au besoing tu l'as abandonné, Et s'est mon cueur maintes foys estonné Comment d'un corps de grâce tant oi'ué Tu t'es bougée.

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