‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 265 sur 318 · MALADIE DE S'AMYE · texte numérisé non relu

MALADIE DE S'AMYE

Dieu , qui voulus le plus liault ciel laisser Et ta haultesse en la terre abbaisser, Là où donnas santé à maintz et maintes, Vueilles ouyr de toutes mes complainctes Une sans plus ! Vueilles donner santé A celle-là par qui suis tourmenté.

Ta saincte voix en l'Évangile crie Que tout vivant pour ses ennemys prie, Guéris donc celle, ô médecin parfaict.

Qui m'est contraire et malade me iaict. Hélas, Seigneur, il semble, tant est belle, Que plaisir prins à la composer telle.

Ne soufïre pas advenir cest oultrage Que maladie ellace ton ouvrage.

Son embonpoinct commence à se passer, Jà* ce beau traict' commence à s'eflacer. Et ces beaulx yeulx clers et resplendissans

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