I. Parmi les biens non spiritiiol
"2. Lt'gf'rf', trop proniptf.
C'est don de Dieu , non point valeur mondaine. ^
Rien n'ay acquis des valeurs de ce monde
Qu'une maistresse, en qui gist et abonde
Plus de sçavoir, parlant et escrivant,
Qu'en aultre femme en ce monde vivant.
(]'est du franc lys l'yssue Marguerite,
Grande sur terre, envers le ciel petite. -
C'est la princesse à l'esprit inspiré,
Au cueur esleu qui de Dieu est tiré
Mieulx (et m'en croy) que le festu de l'ambre :
Et d'elle suis l'humble valet de chambre.
C'est mon estât. 0 juge plutonique,
Le roy des Francs, dont elle est sœur unique,
M'a faict ce bien ; et ({uelcque jour viendra
Que la sœur mesme au i'rère me rendra.
Or suis-je loing de ma dame et princesse, Et près d'ennuy, d'infortune et destresse; Or suis-je loing de sa tresclaire face. S'elle fut près, ô cruel, ton audace Pas ne se fust mise en effort de prendre Son serviteur, qu'on n'a point veu mesprendre.'^ Mais tu veois bien (dont je lamente et pleure) Qu'elle s'en va;, hélas! et je demeure Avec Pluton et Charoii nautoniiier.
Elle va veoir ung plus grand prisonnier. Sa noblB mère ores* elle accompaigne
1. 11 fait toujours allusion à cette bonne fortune qu'il a eu d'apprendre la langue française et songe en même temps à la façon dont il a cultivé et limé cette langue , à son talent, à ses vers.
'2. Ilnnililc.
:{. Mal faire.