‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 290 sur 318 · I . En iionnt'ur · texte numérisé non relu

I . En iionnt'ur

•j. aovditL's.

382 ŒUVRES l)K CLEMENT M A KO T.

Mais cestuy-là, (jui les Iiaultz cieulx habite, Ne s'en fera que rire de là hault.

Le Tout puissant de leur façon despite* Se mocquera, car d'eulx il ne luy chaull.-

Lors, s'il luy plaist, parler à eulx viendra En son courroux plus qu'autre espoventable. Et tous ensemble estonnez les rendra En sa fureur terrible et redoutable.

« Roys, dira-il, d'où vient ceste entreprise? De mon vray roy j'ay faict élection, Je l'ay sacré, sa couronne il a prise Sur mon tressainct et hault mont de Sion. »

Et je, qui suis le roy qui luy ay pieu, Racompteray sa sentence donnée :

C'est qu'il m'a dict : <( Tu es mon lilz esleu, Engendré t'ay ceste heureuse journée.

Demande-moy, et pour ton héritage Subjectz à toy tous peuples je rendray; Et ton empire aura cest advantage Oue jusqu'aux bordz^ du monde l'estendray.

Verge de fer en ta main porteras.

Pour les dompter et les tenir en serre; El s'il te |)laist menu les briseras, Aussi aisé coinnic un vaisseau de terre. »

Page 1