‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 293 sur 318 · Mai · texte numérisé non relu

Mai

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Et mon esprit se trouble Grandement et au double.

En extresme soucy.

0 Seigneur plein de grâce, Jusques à quand sera-ce Que me lairras ainsi?

Hélas, Sire, retourne, D'entour de moy destourne Ce men eilleux esmoy !

Certes gi-ande est ma faulte.

Mais, par ta bonté haulte.

De mourir garde-moy.

Car en la murt cruelle Il n'est de toy nouvelle Mémoire ne renom.

Qui penses-tu qui die, Qui loue et psalmodie En la fosse ton nom!

Toute iiuict tant travaille Que Met, chalict et paille.

En pleurs je fais noyer :

Et en eau goutte à goutte S'en va ma couche toute, Par si fort larmoj er.

Mon œil pleurant sans cesse De d.espit et destresse.

En un grand trouble est mis:

11 est envieilly d'ire

De veoir entour moy rire Mes plus grans ennemis.

Sus, sus, arrière, iniques.

Deslogez, tyranniques, De moy tous à la foys; Car le Dieu débonnaire De ma plaincte ordinaire A bien ouy la voix.

Le Seigneur en arrière ]S'a point mis ma prière, Exaulcé m'a des deux:

Receu a ma demande, Et ce que lu y demande Accordé m'a et mieulx.

Doncques honteux deviennent.

Et pour vaincuz se tiennent Mes adversaires tous; Que chascun d'èulx s'esloigne, Subit, en grand vergoingne , Puis que Dieu m'est si doulx !

TRADUCTIOiNS. - PSAUMF.S. 387

DIMT INSH>IENS 1 iN CORDE SUO..

VUGL MENT.

Il dit que tout est plein d'iulidèles et ethniques, descrit leur entendement corrompu, soubhaitte et prédict leur ruine et la délivrance du peuple de Dieu par eulx dévoré.

Psalme contre les ennemvs de Dieu et de ceulx qui l'ayment.

Le fol iiialiiig en son ciieur dit et croit Que Dieu n'est point, et corrompt et renverse Ses mœurs, sa vie, horribles faictz exerce; Pas un tout seul ne faict rien bon ne droict. • Ny ne vouldroit.

Dieu du hault ciel a regardé icy Sur les humains, avecques diligence, S'il en verroit quelqu'un d'intelligence Qui d'invocquer la divine mercy Fust en soucy.

Mais tout bien veu, a trouve que chascun A fourvoyé, tenant chemins damnables.

Ensemble tous sont faictz abominables.

Et n'est celluy qui face bien aucun, Non jusqu'à un.

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