ÉPITRES
LEl'lSTIU; l)i;S JAHTIKHKS BLANCHES.
De mes couleurs, ma iiuu\elle alliée, Estre ne peult vostre jambe liée , Car couleurs n'ay et n'en porteray niye Jusques à tant que j'auray une amye (Kii me taindra le seul blanc ^ que je porte, En ses couleurs de quelcque belle sorte. Pleust or à Dieu, pour mes douleurs estaindre. Que vous eussiez vouloir de les me taindre : • d'est qu'il vous pleust pour am\ me choisir D'aussi JKjn cueur (pic j'en a\ bon désir. Que dy-je, amy? Mais pour humble servant, Q'ioy que ne soye un te! bien desservant. Mais quoy, au fort,- [)ar loyaulment servir
1. L"al»scnro dr. cinilcurs; pi'ut-ètrc allusion au Franc lys. à la C(juk'ui iiiyali-, à sa domcsticitû dans la maison de la princesse Marguerite. "1. Ai)rès tout.
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Je lasclici'ox (' à l)i«'ii le drss'i'N ir. \\yu'{\ poiii' le mollis, tout le temps de ma vie D'niic antre a\ mer ne me prendruit oiivie. Et, |)ar ainsi, quand ferme je seroys,* Pour |)rendre noir, le l)lanc je laisseroys : Car fermeté c'est le noir par droictnre,- Pource (pie perdre i! ne peiilt sa tainrtiire. Or poiierax le hlaiic ce temps pendant. Honne fortune en amours altendant.
Si elle \ient elle sera receue Par loyaulté dedans mon ro-nr concene:
S'elle ne vient, de ma voulenté franche. Je porteray tousjours livrée blanche, ('/est celle-là que j'ayme le plus fort |*oiir le présent; vous ad\isant, an fort, Si j'ayme bien les blanches ceincturettes, .l'aviné encor mieidx dames qui sont brnnettes.