‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 316 sur 318 · Rusé · texte numérisé non relu

Rusé

5. Nous avons eu déjà occasion de dire que courage avoit fréquemment un sens analogue à celui de cœur, l'our mieux préciser c'est le mot qui traduit le travail intérieur soit de l'esprit soit du cœur, ici il rend le vôo; de Lucien ou plutôt Vaiiimus d'Ange Politien.

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Va de tiroict lil jusques au lirmament. Depuis qu'il est descoché fermement.

Sur son espaule ardente et colorée, Tu verras pendre une trousse ^ dorée , Et au dedans ses pestiférés traictz, Dont le cruel abuseur plein d'attraictz V bien souvent faict mainte playe amère, Mesmes à moy qui suis sa propre mère.

Griefve chose est tout ce que j'ay dict ores,- Mais voycy, las! plus griefve chose encores : Sa dextre main jecte et darde un brandon Qui brusle et ard, sans mercy ne pardon, Les povres os. Brief, de son chauld extresme Il brusleroit le bruslant soleil mesme.

Si tu le peulx donc trouver et attaindre , Et de cordons à fermes nœudz estraindre , Meine-le-nioy estroictement lié.

Et si vers toy se rend humilié, N'en pren mercy, quoy que devant toy face Tomber ses yeulx larmes dessus sa face. Garde-toy bien qu'en ce ne te déçoives; Et s'ainsi est que sa bouche apperçoives Riant à toy, bien fault que te recordes-* De n'ordonner qu'on luy lasche les cordes. Si par doulx motz te venoit incitant A le baiser, va cela évitant.

Car, pour certain, en ces lèvres habite Mortel venin, qui cause mort subite.

Et si de franc cl lihéial visage

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