‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 60 sur 318 · I. U'ahord · texte numérisé non relu

I. U'ahord

'I. Du rr-tdiir-.

i. Li- cjii'diiiiil (le F-ori'iiiiH' ft ]r <liic i\c fliiiso.

i: l'ITKKS.

Me |)lièf;eront.' .le les pense si rennes (Jii'ilz ne lanldront pour nioy à Funi,' des termes. Je sçay assez que \ons n'avez pas peur Que je m'enfuye, ou (jue je sois trompeur; Mais il faict bon asseurer ce qu'on preste. Brief, vostre paye, ainsi que je lai reste, Est aussi seure, advenant mon trespas, Comme advenant que je ne meure pas.

Advisez donc si vous avez désir De, rien prester, vous me ferez plaisir: Car, puis ung peu, j'ay basty à Clément, Là où j'ay faict ung grand desboursement . Et à Marot,^ qui est ung peu plus loing; Tout tumbera, qui n'en aura le soing.* ^oilà le poinct principal de ma lettre; \ous sçavez tout, il n'y fault plus rien mettre. Rien mettre , las ! Certes et si feray, Et ce faisant, mon stile j'enfleray, Disant : 0 roy, amoureux des neufz Muses, Roy en qui sont leurs sciences infuses, Roy, plus que Mars, d'honneur environné, Roy le plus roy qui fut oncq couronné, Dieu tout puissant te doint, pour l'estréner, Les quatre coings du monde gouverner.

Tant pour le bien de la ronde machine, Que pour autant que sur tous en es digne!

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