‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 70 sur 318 · IVdisiez · texte numérisé non relu

IVdisiez

'.•. Lustre, grAcc, hcantr-.

92 c*: U V R li S D E i: L K M !•: N r .M A U 0 T

Là (loncq, là doncq, poulsez, faictes merveilles! V beaulx cheveux et à belles oreilles! ' Faictes-les-inoy les j)liis laids ([iie l'on puisse! Pochez cest œil , fessez-moy ceste cuysse ! Descrivez-nioy en stile espo\entable l'ng sourcil gris, une main détestable!

Sus à ce cueur, qu'il me soit pellaudé,- Alieulx que ne l'ut le premier collaudé ! '' A ceste larme, et pour bien estre escripte, Deschiiïrez-moy celle d'ung hipocrile!

Quant à l'esprit, paingez-moy une souche ! Kt d'un toreau le mufle, pour la bouche! Bref, faictës-les si horribles à veoir Que le grand diable en puisse horreur avoir!

Mais je vous prie que chascun blasonneur Viieille garder en ses escriptz lioniieiir. Arrière motz qui sonnent sallem(mt!

l^arlons aussi des membres seulement (.)ue l'on peult veoir sans honte descouvers, Kt des honteux ne soillons |)oint noz \ ers : (lar (picl besoing est-il mettre en lumière Ce r(u"est nature à cacher coustumière?

Ainsi lairez pour à tous agréei', Kt pour le Roy mesmement recréei' Au soing' (|u"il a (le guerre jà lissue,'' |)oul Dieu Iii\ (loiiil \ icliii'ieuse issue.

■1. Ce vers ne signifie pas : « Attaquons les beaux cheveux , » mais t( Donnons, sans nous «îpargniT, sur i<^s clievoux, » etc. 2. rSattu, lidutii, \ilipcn(li''. :{. Loui".

i. Parmi les soins, b. Commencée.

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Et, pour le pris, ((ui niiculx l'aire sçaura De verd lierre une couronne aura Et ung disain de muse niarotine Qui chantera sa louange condigne.

9/1 ( )K L \ n K S D K C L K M K N T M A U OT.

AU Rov. nu 'rKMi>s nie son i:xil \ fkrisauk.

.](' peiisi' J)ieii que ta inagiiiliceiice, Souverain lîoy, cro} ra ([ue mon absence Vient par sentir la coulpe, qui me poinct. D'aulcun mesfaict;' mais ce n'est pas le poinct.

Je ne me sens du inimbre des coulpables. Mais je scays tant de juges coiTompables Dedans Paris, que, par pécune prinse.

Ou par amys, ou par leur entreprinse ,- Ou en la\eur et cbarité piteuse De quelque belle liinnble solliciteuse, Hz saulveront la vie orde et iinmunde Du plus meschant et criminel du monde . Et au rebours, [)ar laulte de pécune.

Ou de su|)poit,' 04I par ([uelque rancune, \u\ innocens ilz sont laiil iiilniinalns Que content suis ne tondx-r en leurs mains. Non pas cfn/' tous je les mette en nn compte.'

I. F^ii- fauU' (le i|iicl{|iic mi-fait iloiil j'ai n'iiiords.

'2. Mardi vent, saii'i flmitc, dii-i' : Dans rintiVi"! de li'iir propn' passion. '.i. Protection.

4. Nous (lirions aiijiiiiril'iini , rn l'uipniiilant uni' iniajxr analofrui' : An mt';mo taux.

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Mais la i^raiid paiL' la meilleure surmonte, Kt tel mérite y estre authorisé,- Dnnl le conseil n'est ouy, ne prisé.

Suyvant propos, trop me sont ennemys INiur leur Enter ' que par escript j'ay mis. Où qnelque peu de leurs tours je descœuvre. Là me veult-on grand mal pour petit (inivre. Mais je leur suis encor plus odieux Dont je l'osay '' lire devant les yeulx Tant cleir voyans de ta majesté haulte (jni a pouvoir de réformer leur faulte.

Bref, par efl'ect, voyre par foys diverses. Ont déclairé leurs vouluntez perverses Encontre moy. ^Mesnies un jour ilz vindrent V moy malade, et prisonnier me tindrent. Faisant arrest sus un homme arresté Au lict de mort. Et m'eussent pis traicté. Si ce ne fust ta grand bonté qui à ce Donna bon ordre avant que t'en priasse, Leur commandant de laisser choses telles: Dont je te rends grâces tresimmortelles.

Autant comme eulx , sans cause qui soit bonne . Me veult de mal l'ignorante Sorbonne.

Bien ignorante elle est d' estre ennemye De la trilincrue et noble académie •"

1. La plus grande part, qui ust mauvaise, IV'iiiporti- eu iulhieucc (sur la honnc. Marot peut avoir voulu dire, toirt sim)iloment : Les mauvais y sont plus nombreux que les bons.

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