‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 82 sur 318 · WI · texte numérisé non relu

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A m Kl \ A I. \ VI I. m: 1) I-; i.von.

Adieu, Lyon qui ne mords point.

Lyon plus doulx que cent pucelles, Sinon quand l'enneniy te })oinct .

Alors ta fureur point ne cèles.

Adieu aussi à toutes celles Qui embellissent ton séjour ; \dieu, faces claires et belles.

Adieu vous dy, comme le jour. ^

Adieu, cité de grand valeur, Kt citoyens que j'ayme bien.

Dieu vous doint la fortune et l'heur Meilleur que n'a esté le mien.

J'ay receu de vous tant de bien.

Tant d'honneur et tant de bonté (}ue voluntiers dirois combien:

Mais il iif |)Pnlt estre compté.

Adieu les vieillardz bien heureux . Plus ur faisans la conrl aux dames.

I. Ji- suis ti'iifi' <li' rnnipivndiv claires et beUes comme le jour: l)iiii (n'oii imissc voir niii- luciitidii proviThiali- (l;iii- ilire iiilieii nutime le jour.

1 08 (*: U \" R K S 1)1-: CL K iM R N T I\l A R 0 T

Toulesfoys tousjours amoureux De vertu , qui repaist voz âmes.

Pour fuyr reproches et blasmes,* De composer ay entreprins Des épitaphes sur voz lames,- Si je ne suis le premier [)rins.

Adieu, enfans plein de scavoir.

Dont mort l'homme ne deshérite:

Si bien souvent me vinstes veoir.

Cela ne vient de mon mérite.

Grand mercy , ma Muse petite , C-'est par vous ^ et n'en suis marry ; Pour belle femme l'on visite A tous les coups uji layd mary.

Adieu la Sône^ et son mignon Le Rosne qui court de ^ vistesse :

Tu t'en vas droict en Avignon, Vers Paris je prens mon addresse.'' Je diroys : adieu, ma maistresse; Mais le cas viendroit mieulx à poinct Si je disois : adieu jeunesse , Car la barbe- grise me poinct.

Va, Lyon, ([iic Dieu te gou\erne!

Assez. long temps s'est esbatu

1. Les rei)roclies ([ui s'uttacliciit ati\ i'" ril'^ t'ri\(il("^.

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