‹ Œuvres de Clément Marot; annotées, revues sur les éditions originales et précédées de la vie de Clément MarotChapitre 96 sur 318 · oiri le huitain auquel Marot fait allusion · texte numérisé non relu

oiri le huitain auquel Marot fait allusion

Tu dis, Marot, par tes raisons Qui ne valent le publier Que, quand allons par les maisons, Disnuns sans bource deslier, D'un cas je te veulx supplier Puis que tu n'as argent en pouppe Comme moy rends toy cordelier Tu disneras comme je souppe.

Marot , jouant sur ces rimes, veut dire qu'au lion de |)arler d'argent en poupe, l'auteur auroit dû se borm-rà dire qu'il étoit ivre connue iim- soupi)e.

122 ŒUVRES DE CLÉ.MExNT MA RUT.

A cliapperon.* Non. ne bougez,

Pour ]e vaincre rien ne forgez.

Laissez cest honneur et estime

A la dame Anne Philétime,

De qui Sagon pourroit aprendre ,

Si la peine elle daignoit prendre

De l'enseigner. Trembles-tu j^oint.

(loquin, quand tu oys en ce poinct

Ilucher tant d'espritz, dont le moindre

Sçait, mieulx que toy, louer et poindre!

Je laisse un tas tl'} vrojigneries Qui sont en tes rithmasseries.

Comme de tes quati-e Raisons, - Aussi fortes que quatre oysons; De ces deux sœurs Savoysiennes, Que tu cuydois Parisiennes ; "' Et de mainte autre grand follie Dont il n'a grand mélancolie.

Mais certes il se deult gramment * De t'ouyr irrévéramment Parler d'une telle princesse Que de Ferrare la duchesse, Tant bonne, tant sage et bénigne.

0 quantes foys en sa cuysine Ton dos a esté souhaitté

1. Cuinnic celfos qui sont sur U: bonnet des Fols, de mère Folle, du Prince des Sotz , etc.

2. Le Coup d'Essai de Sagon étoit terminé par un chant i-oyal , dans lequel il rt'ifutoit par quatre raisons naturelles toute la doctrine de Luther.

li. Epistre par François Sayon, secrétaire, aux deux sœurs de Clément Marot, pour confuter celle qu'il leur avoit envoyée, parlant fainctement de charité et de foy.

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