‹ Œuvres de Colardeau, de l'Académie françaiseChapitre 109 sur 112 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Sur l'air d'Albanèse : Mon jeune cœur palpite.

Lise, entends-tu Forage?

Il gronde, Tair gémit :

Sauvons-nous au bocage...

Lise doute et frémit.

Qu'un cœur foible est à plaindre Dans ce double danger!

C'est trop d avoir à craindre L'orage et son berger.

Mais cependant la foudre Redouble ses éclats; Que faire et que résoudre?

Faut-il donc suivre Hilas?

De frayeur Lise atteinte Va, vient, fait tour-à-tour :

On fait un pas par crainte, Un autre par amour.

Lise au bosquet s'arrête Et n ose y pénétrer ; Un coup de la tempête Enfin Ty fedt entrer.

La foudre au loin s'égare, On échappe à ses traits ; Mais ceux qu'Amour prépare Ne nous manquent jamais.

Ce dieu, pendant Tôrage.

Profite des moments :

Caché dans le nuage , Son œil suit les amants.

Lise de son asile Sortit d un air confus...

Le ciel devint tranquille :

Son cœur ne Tétoit plus.

Page 1