‹ Œuvres de Colardeau, de l'Académie françaiseChapitre 66 sur 112 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, ALTAMONT, entrant l'ëpéc à la main.

ALTAMONT

Nature, amour, honneur, enfin tout est vengé.

CALISTE

OciellLothario...

ALTAMONT

Je triomphe; il expire.

CALISTE, à pvt.

Malheureuse !

338 CALISTE

ALTAMONT

Seigneur, son sang doit nous suffire :

Il ne lui reste plus, dans les bras de la mort, Que le poids de son crime et Thorreur du remord.

SGIOLTO, regardant Caliste , et voulant pénétrer ses sentimenu.

Tu pleures ? tu le plains?

CALISTE

Vous observez mes larmes; Barbares... Laissez-moi me saisir de ces armes.

(Elle se jette sur l'épëe d'Altamont, qui s'oppose à ses efforts. )

Âh ! finissez les maux à mes jours attachés. Je laimois.

SCIOLTO

Quel aveu !

CALISTE, avec emportement et désespoir.

C'est vous qui Farrachez.

N'en doutez point, cruels; sans votre tyrannie. Sans l'hymen dont j'ai dû craindre l'ignominie, Mon malheureux amour, combattu par l'honneur, Alloit s'anéantir au sein de ma douleur. L'ombre de la retraite environnoit ma vie : Dans son obscurité vous m'avez poursuivie. On m'a rendue au jour, et mes yeux effrayés N'ont vu qu'un vaste abyme entr'ouvert sous mes pieds. A l'opprobre , aux affronts j'ai préféré le crime. J'ai trahi vos desseins... Frappez votre victime. Sachez, s'il faut encore exciter vos fureurs ,

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