‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 113 sur 474 · ACTE IV, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VU

MADAME DE PLINVILLK.

Ici je ne prétends plus vivre.

Si vous ne craignez point, vous, d'être humilié, J'aurais trop à rougir aux lieux où j'ai brillé.

M . DE P L I N V 1 L L E

Mais, pour vivre à Paris, ma fortune est trop mince : Au lieu que nous serions à notre aise en province.

Bon ! l'on fait à Paris la dépense qu'on veut : Il faudrait faire ici beaucoup plus qu'on ne peut. J'ai pesé tout cela : nous vendrons notre terre. Je vais à ce sujet écrire à mon notaire.

M. DE PLINVILLE.

Mais quelle promptitude !

MADAME DE PLINVILLE.

11 faut saisir l'instant; C'est le jour du courrier, l'heure presse ; on m'attend : Venez me retrouver, et vous verrez ma lettre.

M . DE PLINVILLE.

Je crois que tout cela peut fort bien se remettre. Nous en reparlerons.

(Madame do Plinville sort.)

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