‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 122 sur 474 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

M. BELFORT, MADAME DE ROSELLE

Quoi ! VOUS partez, monsieur? Quelle raison soudaine... ?

M. BELFORT

J'en ai mille, qu'ici vous devinez sans peine.

MADAME DE ROSELLE

Oui, malgré l'amitié que je puis vous porter,

le sens que plus longtemps vous ne pouvez rester.

M. BELFORT

Recevez mes adieux, et croyez que l'absence Ne fera qu'ajouter à ma reconnaissance.

MADAME DE ROSELLE

Vous ne m'en devez point. Hélas ! j'aurais voulu Faire bien plus pour vous : j'ai fait ce que j'ai pu. Je n'oublîrai jamais votre rare conduite, Votre discrétion, et surtout cette fuite. Je compte aussi, monsieur, sur votre souvenir.

M. BELFORT

Croyez, madame. . .

MADAME DE ROSELLE

Ah çà, qu'allez-vous devenir?

M. BELFORT

Vers mon père, à Paris, je vais d'abord me rendre.

MADAME DE ROSELLE

C'est le meilleur parti que vous ayez à prendre. Dites-lui bien... Mais quoi ! je vois près de ces lieux Quelqu'un rôder d'un air assez mystérieux.

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