‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 153 sur 474 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Quand vous n'ajustez pas du milieu de la vôtre.

M. DE CRAC

Lé faquin est surpris que l'on ait des voisins. Au fait, lé comte et moi, né sommes pas cousins. Nous avons eu jadis une certaine affaire. Dont lé petit monsieur se souviendra, j'espère.

VERDAC.

Jr lé crois.

FRANCHE VAL

Dé ceci je n'ai rien su, ma foi.

M. DE CRAC

La chose s'est passée entré lé comte et moi. Je né sais ce que c'est dé prendre la trompette : Mais je vous l'ai mené, messieurs, je lé répète.

THOMAS

Ma foi, cette fois-ci, vous fûtes plus prudent.

M. DE CRAC

Quoi, toujours mé commettre avec un imprudent ! Dieu m'en garde ! mais quoi, laissons cela, dé grâce. Je suis on né peut plus satisfait dé ma chasse. J'avais tué lévreaux et perdreaux, Dieu merci, Aucun dé la faf;on dont j'ai tué ceux-ci.

Quand avez-vous tué tout cela de bon compte?

M . DE CRAC

Eh ! quand tu récévaas un bon soufflet du comte.

THOMAS

Il n'est plus de gibiei' ; ces messieurs sont témoins...

M. DE CRAC

Verdac sait si j'en tue une pièce de moins !

FRANCHEVAL.

Dé lièvres cependant la terre est dépourvue.

VERDAC.

Moi, j'en rencontre encor.

THOMAS

C'est avoir bonne vue.

VERDAC à M. (le Crac *

\ Otre histoire.

M. DE CRAC

(a Thomas.)

Écoutez, je... Que fais-tu là, toi ?

THOMAS

Moi, j'écoute.

M. DE CRAC

A quoi bon, l'ayant vu comme moi?

THOMAS

Pour voir si monseigneur racontera de môme.

M. DE CRAC

Eh ! sors.

(Thomas sort.)

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