‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 195 sur 474 · SCENE VÏIl · texte numérisé non relu

SCENE VÏIl

M. DORLANGE, VICTOR.

îi. d'oRLANGE, triomphant.

(Elle sort.

Eh bien ?

Charmant accueil! rencontre inespérée!

D'honneur!

M. d'oRLANGE.

Mon cher Victor, cette imposante enirée, Cet antique château, ces bois silencieux, Dont la cime paraît se perdre dans les cieux. Tout ceci me promet quelque grande aventure.

VICTOR

Eh! mon Dieu! sans nous perdre en vaine conjecture, Tenons-nous-en, de grâce, à la réalité.

Monsieur; elle a de quoi suffire, en vérité! On ouvre... moi, j'étais tremblant comme la feuille; Je m'avance : on sourit, on s'empresse, on m'accueille; Pour prendre les chevaux un garçon a volé, Et du nom de monsieur l'on m'a môme appelé : J'entre enfin, et déjà tout le monde me fête-.

Le maître de ces lieux est tout à fait honnête.

VICTOR

Vous ne l'avez pas vu.

M. d'oRLANGE.

J'en juge par ses gens S'il était dur et fier, ils seraient insolens. Tel valet, tel maître.

VICTOR

Oui, rien n'est plus véritable; Aussi, monsieur, chacun vous trouve fort aimal)le.

M. d'oRLANGE.

Victor ne manque pas de bonne opinion.

VICTOR

Tel maître, tel valet. De ma réception Je ne puis revenir; elle est particuhère.

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