M . DE I-^ L 0 R V I L L E
Bon.
J'attends: vous avez l'air d'un serviteur fidèle.
FRANÇOIS
Je n'ai pas grand mérite à servir avec zèle; De tout le monde ici mon maître est adoré : Je suis né près de lui, près de lui je mourrai; Car je me crois vraiment encore dans ma famille.
M. DE FLORVILLE
Oui ! Votre maître a-t-il des enfants?
FRANÇOIS
Une fille.
Aimable ?
FRANÇOIS
Oh! oui. Partout on vante sa beauté; Un pauvre serviteur ne voit que la bonté. Nous la perdrons bientôt ; cela me désespère.
M. DE FLORVILLE
On va la marier ?
FRANÇOIS
Hélas! monsieur son père Arrive pour cela de Moulins.
M. DE FLORVILLE
Savez-vous, Dites-moi, ce que c'est que son futur époux ?
FRANÇOIS
C'est un fort galant homme, et d'un mérite rare, A ce que dit monsieur; pourtant un peu bizarre.
M. DE FLORVILLE
Bizarre?