‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 212 sur 474 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

M. DE FLORVILLE, M. D'ORLANGE.

M. d'oULANOK, à part, (le loin.

Où donc est- il? Je suis curieux de le voir.

(Haut.)

Ah ! bon. C'est moi, monsieur, qui viens vous recevoir.

M. DE FLOU VILLE

J'ai l'honneur de parler probablement au maître...?

M. d'oRLANGE.

11 est sorti.

M. DE FLOU VILLE

Je vois monsieur son fils peut-être?

M. d'oRLANGE.

Je ne suis point parent.

M . DE F L O R \" I L L E

Je me trompe, pardon :

Monsieur est, je le vois, ami de la maison !

M. d'oRLANGE.

Moi! point du tout; bientôt je le serai, sans doute. Je suis un voyageur, égaré de sa route. Qui, charmé de l'accueil qu'en ces lieux je reçois, Et que vous recevrez sans doute, ainsi que moi, Viens vous féliciter.

M. DE FLORVILLE

Monsieur...

Je veux moi-même Vous présenter ici.

M. DE FLORVILLE, à part.

Quel est ce zèle extrême?

M. d'oRLANGE.

Nous sommes bien tombés, monsieur, en vérité.

M. DE FLORVILLE

Oui!

M. d'oRLANGE.

Notre hôte est d'un cœur ! surtout d'une gaieté ! Sur ma foi, vous serez ravi de le connaître.

M. DE FLORVILLE

C'est assez en un soir d'un étranger peut-être.

M. d'oRLANGE.

Vous ne connaissez pas le maître de ces lieux. Je le vois.

M. DE FLOR^■ILLE

Vous semblez le connaître un peu mieux.

M. d'oRLANGE.

Qui? moi! j'arrive aussi. Compagnons d'infortune, La consolation à tous deux est commune.

M . DE FLORVILLE

Je ne nie flatte point d'avoir le même accueil.

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