‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 244 sur 474 · ACTE V, SCENE 11. ±o · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE 11. ±o

M. d'oRLANGE.

Oui, je rêve...

M. d'oRFEUIL.

A la lettre?

A cet oncle indiscret?

M. d'oRLANGE.

Mais, en efl'et, Derval . trahi son neveu pour vous; c'est assez mal.

M. d'oRFEUIL.

Vous pouvez l'accuser, mais je ne puis m'en plaindre; Car pourquoi le neveu s'avise-t-il de feindre?

M. d'oRLANGE.

Il avait ses raisons pour en user ainsi.

Pour le trahir, son oncle eut les siennesaussi. Savez-vous bien, monsieur, qu'en gardant l'anonyme, De son propre artifice on est souvent victime?

M. d'oRLANGE.

Oui, le gendre en effet pouvait vous échapper : Mais, monsieur, il n'est pas aisé de vous tromper !

J'en conviens... A propos, parlons de mariage. L'objet de vos désirs et de votre voyage.

M. d'oRLANGE.

Pour une telle fête on viendrait de plus loin, i'ai dépêché Victor pour cela: j'ai besoin De son retour.

M. d'oRFEUIL.

J'entends.

M. d'oRLANGE.

Tenez, je suis sincère, Je sens que l'étranger nous était nécessaire; Et j'ai regret de voir qu'il se soit en allé.

M. d'orfeuil.

J'en suis fâché ; mais quoi, je me suis consolé.

M. d'oRLANGE.

Ce monsieur gagnerait à se faire connaître.

M. d'orfeuil. *

Je ne sais.

En ces lieux il reviendra peut-être.

M d'or FF i: IL.

J'ai fait de vains efforts pour obtenir ce point.

M. d'oRLANGE.

Je serais très fâché s'il ne revenait point.

M. d'oRFKUIL.

Parlons de vous, Florville : allons, plus de d'Orlange.

M. d'oRLANGE.

Si Florville est heureux, je ne perds point au change.

M. d'oRFEUIL.

Ni ma fille non plus ; justement la voici.

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