SCÈNE VII
M. D'ORLANGE, M. DE FLORVILLE.
M. l'oRLANGE.
Ah ! vous voilà, monsieur ! c'est charmant.
M. DE FLORVILLE
Il me semble Que de mon prompt retour vous n'avez pu douter.
M. d'oRLANGE.
Non, je vous connaissais assez pour m'en flatter.
M. DE FLORVILLE
Dites-moi donc, monsieur, par quelle fantaisie Ce rendez- vous ici ? la place est mal choisie.
M. d'oRLANGE.
Eh! je la trouve, moi, choisie on ne peut mieux ; Notre affaire se doit terminer en ces lieux.
M. DE FLORVILLE
Mais c'était dans le bois qu'il eût fallu nous rendre.
M. d'oRLANGE.
Dans le bois !
M. DE FLORVILLE
Oui.
M. d'oRLANGE.
Ma foi, je ne puis vous comprendre, Monsieur.
M. DE FLORVILLE
Votre billet est assez clair, pourtant;
(il le lui remet.)
2 or. LES CHATEAUX EN ESPAGNE.
M. d'oHLANGE lit.
a Voulez-vous bien revenir à l'instanl?
Ne demandez que moi ; j'ai deux mots à vous dire ; Gardez qu'on ne vous voie. » Ah!...
(il rit.) M. DE FLORVILLi:.
Gela vous fail rire?
M. u'oulan(;k. 11 est vrai; je commence à comprendre à présent. La méprise est piquante, et rien n'est plus plaisant.
(l)'iin ton martial.)
Attendez, je reviens.
(U sort.)