‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 279 sur 474 · LA [HE · texte numérisé non relu

LA [HE

Moi... pardon.

Tâchez de vous remettre...

Voyons... « Sage, bien née et docile... » Il suffit.

(Regardant Laure très fivemont.)

\ otre air s'accorde assez avec ce qu'on m'écrit.

LAURE

Vous ôtes trop honnête.

On vous appelle ?

LAURE

Laure.

l'A votre âge... vingt ans?

Pas tout à fait encore.

Bon. Avez- vous servi déjà?

Qui, moi?... jamais.

Je ne servirai point ailleurs, je vous promets.

Vous n'êtes pas, je crois, mariée?

A mon âge, ^ans fortune, peut-on songer au mariage?

Plus je vous interroge, et plus je m'aperçois

^p If'vnnt.)

Que vous me convenez... Allons, je vous reçois.

LAURE

Monsieur, c'est trop d'honneur que vous daignez me faire.

Oh ! non ; je vois cela, vous ferez mon afl'aire. J'en préviendrai monsieur ; car il est à propos Qu'ensemble ce matin nnnsen disions deux mots :

29'. LE VIEUX CELIBATAIRE.

Maisj'en réponds. Au reste, il est bon de vous dire Où vous êtes, comment vous devez vous conduire.

J'écoute.

Vous saurez que vous avez ici Plus d'un maître à servir.

On me l'a dit aussi.

AMBROISK.

Moi, le premier.

Oh ! oui.

AMBROISE

Puis, pour la gouvernante, Madame Evrard, soyez docile et prévenante. Monsieur la considère, et moi, j'en fais enmd cas : Servez-la bien.

Monsieur, je n'y manquerai pas.

Enfin, il faut avoir pour monsieur Dubriage Les égards et les soins que l'on doit à son âge : C'est un homme de bien, respectable d'abord, Riche d'ailleurs, qui peut faire un jour votre sort.

LAURE

Par un motifplus pur déjà je le révère.

AMBROISE

C'est tout simple : surtout souvenez-vous, ma chère, Que c'est Ambroise seul qui vous a fait entrer.

LAURE

Je n'oublîrai jamais, j'ose vous l'assurer.

Que, si dans la maison j'occupe cette place,

C'est à vos soins, monsieur, que j'en dois rendre grâce

AMBROISE

Pas mal. Allons, je crois que je serai content.

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