LA [HE
Moi... pardon.
Tâchez de vous remettre...
Voyons... « Sage, bien née et docile... » Il suffit.
(Regardant Laure très fivemont.)
\ otre air s'accorde assez avec ce qu'on m'écrit.
LAURE
Vous ôtes trop honnête.
On vous appelle ?
LAURE
Laure.
l'A votre âge... vingt ans?
Pas tout à fait encore.
Bon. Avez- vous servi déjà?
Qui, moi?... jamais.
Je ne servirai point ailleurs, je vous promets.
Vous n'êtes pas, je crois, mariée?
A mon âge, ^ans fortune, peut-on songer au mariage?
Plus je vous interroge, et plus je m'aperçois
^p If'vnnt.)
Que vous me convenez... Allons, je vous reçois.
LAURE
Monsieur, c'est trop d'honneur que vous daignez me faire.
Oh ! non ; je vois cela, vous ferez mon afl'aire. J'en préviendrai monsieur ; car il est à propos Qu'ensemble ce matin nnnsen disions deux mots :
29'. LE VIEUX CELIBATAIRE.
Maisj'en réponds. Au reste, il est bon de vous dire Où vous êtes, comment vous devez vous conduire.
J'écoute.
Vous saurez que vous avez ici Plus d'un maître à servir.
On me l'a dit aussi.
AMBROISK.
Moi, le premier.
Oh ! oui.
AMBROISE
Puis, pour la gouvernante, Madame Evrard, soyez docile et prévenante. Monsieur la considère, et moi, j'en fais enmd cas : Servez-la bien.
Monsieur, je n'y manquerai pas.
Enfin, il faut avoir pour monsieur Dubriage Les égards et les soins que l'on doit à son âge : C'est un homme de bien, respectable d'abord, Riche d'ailleurs, qui peut faire un jour votre sort.
LAURE
Par un motifplus pur déjà je le révère.
AMBROISE
C'est tout simple : surtout souvenez-vous, ma chère, Que c'est Ambroise seul qui vous a fait entrer.
LAURE
Je n'oublîrai jamais, j'ose vous l'assurer.
Que, si dans la maison j'occupe cette place,
C'est à vos soins, monsieur, que j'en dois rendre grâce
AMBROISE
Pas mal. Allons, je crois que je serai content.