‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 328 sur 474 · M. DUBRIAGE, MADAME EVRARD, AMBROISE · texte numérisé non relu

M. DUBRIAGE, MADAME EVRARD, AMBROISE

M. DUBRIAGE.

Qu'avez-vous, Ambroîse ?

Ah!... j'étouffe de courroU\!

on mu trompé... que dis-je? on nous a trompés tous. Cette Laure, qu'ici l'on me fait introduire...

MADAME EVRARD

Eh! mon Dieu, nous savons ce que vous voulez dire.

AMBROISE

US sauriez déjà...?

MA DAME EVRARD

Tout; et ce n'est pas, je croi,

3 4(i LE VIEUX CELIBATAIRE.

De quoi tant se fâcher, Ambroise.

Pas de quoi !

Comment! lorsque j'apprends...!

MADAME EVRARD

Oui, que madame Laurc lîst nièce de monsieur..

AMBROISE

Vous vous trompez encore ; Klle n'est point sa nièce.

M. DLBRIAGE.

Elle n'est pas...

Eh ! non.

Je sors de chez La Grange ; il m'a tout dit.

MADAME EVRARD

Quoi donc ?

AMBROISE

Il m'a dit que d'Armand Laure n'est point la femme. Mais une aventurière.

MADAME EVRARD

Allons !

AMBROISE

Paix donc, madame !

MADAME EVRARD

Mais comment écouter des contes?

AMBROISE

Un moment.

Elle est bien deColmar : elle connaît Armand. Sans peine elle aura su qu'à Paris ce jeune homme Avait un oncle riche ; elle entend qu'on le nomme : Elle écoute, s'informe, et recueille avec soin Tous les renseignements dont elle aura besoin : Elle part ; de Paris elle fait le voyage, Et s'offre comme nièce à monsieur Dubriage.

M. DUBRIAGE.

0 ciel! qu'entends-je? Eh ! mais...

MADAME EVRARD

Il se pourrait, monsieur...?

Non, Ambroise se trompe, et Tair seul de candeur...

AMBROISE

De candeur ! c'est encor ce que m'a dit La Grange... Elle connaît son monde, et là-dessus s'arrange: Elle sait que monsieur est un homme de bien,

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