‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 333 sur 474 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LAURE. r,EOR(;K, AMBROISE, CHARLE, M. DUBRIAf.E, MADAME EVRARD.

LAURE se jetant aux pieds de son oncle.

, Monsieur, faites-lui grâce !

Ou 11 peste auprès de vous, ou bien que l'on me chasse !

352 LK VIEUX CELIBATAIKE.

M. DUBRIAGE.

Non, non ; tous vos discours, et je le sens trop bien, Partent du fond du cœur, et vont jusques au mien. Ah ! je vous crois, amis : j'ai besoin de vous croire ; Et je perce à la fois plus d'une trame noire.

(Se tournant vers luadume KvrarcI et Ambroise.)

Vous sentez bien qu'ici vous ne pouvez rester.

M A D A M K EVRARD

Je n'en ai pas envie... Eh ! qui peut m'arrôter? J'ai voulu, j'en conviens, devenir votre épouse : De les servir tous deux me croyez-vous jalouse? Allez, au fond du cœur vous me regretterez. Et peut-être, avant peu, vous me rappellerez : Il n'en sera plus temps. Adieu.

(Kllf sort avee Ambroiso.)

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