‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 361 sur 474 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les mêmes, FORMONT.

FORMONT, de loin, à part.

Encore lui I je suis bien malheureux,

(Madamn Dirval aperçoit son frère, et s'arrête.)

d'héricourt.

Formont !

(A voix baspo à madame Dirval.j

Nous renoûrons cet entretien, j'eppèrc.

(a part.)

Toujours entre elle et moi !

FORMONT

Bonjour.

M A 1) A M H D I R V A L , a\ec embarras .

C'est vous, mon frère ?

1" URMONT, cachant à peine son chagrin.

Kh ! oui, ma sœur, c'est moi.

d'hkricourt.

Votre humble serviteur, Monsieur Formont.

FORMONT

Je suis le vôtre aussi, monsieur.

MADAME DIRVAL.

Qu'avez- vous donc?

FORMONT

Moi?... rien.

Votre sœur, sur mon ftme.

Est un ange.

FORMONT

Monsieur, cet ange est une femme Quoique... quoique frère, oui, je puis l'avouer, Mais qu'il est dangereux, indiscret de louer.

d'héricourt.

Je ne lui rends aussi qu'un imparfait hommage : Convenez-en, mon cher, c'eût été bien dommage Que vous eussiez tout seul possédé ce trésor.

FORMONT

Ah ! monsieur, ce serait bien plus dommage encore Que Paris altérât ce trésor.

d'héricourt.

Ah!

FORMONT

De grâce, Cessez un entretien qui même l'embarrasse. Je me ressouviens, moi, de ce mot d'un ancien : « Peux-tu médire ainsi d'une femme de bien? » On la louait partout. Mais la plus sa^e est ceslle Dont on ne parle pointT" -^-^

Page 1