‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 377 sur 474 · MADAME DIRVAL, MADAME EULER, FORMONT · texte numérisé non relu

MADAME DIRVAL, MADAME EULER, FORMONT

MADAME EULER, avec tendresse.

Sophie !

FORMONT, de même.

0 chère sœur ! va, quoique inattendu.

Tout précieux qu'il est, ce présent m'est bien dû. J'ose le dire enfin : ne suis-je pas ton frère, Ton plus sincère ami ? tu sais si tu m'es chère ! Je ne vois que Dirval qui t'aime autant que moi.

MADAME DIRVAL, fort émue, et près de pleurer.

J'en suis persuadée...

FORMONT

Eh ! bon Dieu ! remets-toi :

Allons...

MADAME EULER

Oui, jouissez du bonheur qu'il éprouve :

C'est en de dignes mains que ce portrait se trouve.

MADAME DIRVAL, toujours avec embarras.

Bien dignes mains, oh oui!... mon cher frère est bien sûr Que ce serait pour moi. .. le plaisir le plus pur.. .

Eh ! je n'en doute pas : mais qu'as-tu, mon amie ?

MADAME DIRYAL.

Je sens... je suis souffrante : excusez...

Va, Sophie.

MADAME DIRVAL, à part, en sortant.

Je ne sais point mentir.

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