‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 400 sur 474 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

FORMONT, MADAME EULEK.

MADAME EULER

Il sort ; je vous cherchais, Formont, pour vous parler De ce bal, qui m'alarmc, à ne vous rien (;eler.

[ Tout à l'heure, en passant, certains mots m'ont frappée j Ils ont de grands projets, ou Je suis bien trompée.

I F O RM G NT.

' Vous croyez?

MADAME EULER

D'Héricourt avait l'air trop heureux, Pour n'avoir pas conçu qnelque espoir dangereux. Cette Verseuil cachait une maligne joie : Ils semblent tous les deux enlever une proie.

FORMONT

Vous m'effrayez.

MADAME EULER

Pourtant nous ne la suivons pas, Nous qui parlions tantôt d'observer tous ses pas !

J'y pensais, mon amie.

MADAME EULER

Oh ! s'il m'était possible.

Comme j'irais, malgré mon dégoût invincible; Telle que je suis même !...

FORMONT

Eh bien, ce sera moi.

11 m'en coûte beaucoup : n'importe, je ledoi. Et vous m'ouvrez les yeux ; oui, son ami sincère. Son frère, ne lui fut jamais plus nécessaire. Je cours donc sur ses pas et la ramènerai.

MADAME EULER

Vous me rendez l'espoir; car, je vous l'avoûrai, J'avais bien du chagrin : mais vous serez près d'elle, Il suffit.

FORMONT

Je vais faire une chose nouvelle, Madame : aller au bal, m'habiller à minuit!

/ MADAME EULER

De cet effort déjà vous recueillez le fruit. • Mon respectable ami ! sachons bien nous entendre : j Ramenez votre sœur, et moi je vais l'attendre.

FIN DU QUATRIEME ACTE

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