‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 408 sur 474 · ACTE V, SCENK V. 'i A · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENK V. 'i A

MADAME EULER

11 n'a pu la rejoindre !

M. MORAND

An reste, à ce cher frère Ma nièce en ce moment, je crois, ne pensait guère. Moi j'observais sa joie et son étonnement, Bien naturels, au fait ; le bal était charmant : VA ma nièce y brillait; eh ! oui : quoique entourée De cent belles, j'ai vu qu'elle était admirée. Puis, au centre des jeux, des plaisirs et des ris. On s'occupe fort peu des frères, des maris,

MADAME EULER

Des maris? ah ! pour moi, je connais mieux son ùme Mais il est de retour, son mari.

M. MORAND

Quoi, madame ?...

Dirval. .. ?

MADAME EULER

Est arrivé, monsieur ; il est ici.

M. MORAND

Est-il possible ?

MADAME EULER

Eh ! oui.

Quoi! nous surprendre ainsi Revenir en jaloux ? ce cher Dirval ! Je meure, Si... ! Mais où donc est-il?

MADAME EULER

Il vient, et tout à l'heure, D'aller se reposer : il est si fatigué ! Puis, ne trouvant personne...

M. MORAND

Ah ! sans doute : il est gai !

Et femme et frère absents; la nuit... ! pardon, de grâce Ce cher neveu ! d'abord il faut que je l'embrasse. Tous au bal, justement...!

(il sort, en disant ces derniers mots.) MADAME EULER, seule.

Ah! oui; j'aimA-ais mieux Que Dirval eût trouvé tout le monde en ces lieux. Mais n'importe.

-i 'i 'i LES MŒURS DU JOUR.

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