‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 417 sur 474 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

M. SAINT-FIRMIN (une lettre à la main). (On entend, au dehors, de grands éclats de rire.)

Que de bruit! quels éclats ! pour moi, Tennui me gagne

Voilà comme ma sœur s'amuse à la campagne !

Quoi! du matin au soir, railler, se divertir,

Rire aux dépens d'autrui ! quel talent! quel plaisir!

Mais, ce matin surtout, la joie est redoublée :

Nouveaux préparatiCs dans la folle assemblée.

Parce que l'on attend, pour se moquer de lui.

Le fils de son ami!... Cependant, aujourd'hui,

Je me prête moi-môme à ce faux badinage, •

El je prétends y faire aussi mon personnage :

J'ai mes raisons. Ceci peut produire un grand bien :

Puis, s'il en résultait un assez doux lien

Entre ce môme ami, qu'à jouer on s'apprête,

Simple en effet et bon, mais franc, sensible, honnête,

Et la jeune orpheline, ici, toutàla fois,

Raillée et maltraitée?... Aimable enfant !... Je crois

Que ces deux jeunes gens, d'avance, se conviennent. Qu'ils s'aimeront., mais, chut, les voilà tous qui viennent; Dissimulons.

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