‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 42 sur 474 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ÉLIANTE, seule.

Qu'entend-il par ces mots, et par ce brusque adieu On dirait qu'il a peine à me faire un aveu... Dieu! si cet embarras, cette fuite si prompte, D'un fatal abandon cachait toute la honleî... Si c'était... ! on le dit inconstant et léger... Je n'aurais inspiré qu'un amour passager ! Serait-il vrai ?... Mais quoi ! peut-être je m'abuse : Peut-être, sans sujet, d'avance je l'accuse. Florimond, après tout, peut bien être distrait... Que sais-je ? Il est très-vif, et j'ai vraiment regret D'avoir formé troc vite un soupçon téméraire Sur un cœur que je crois généreux et sincère. Attendons jusqu'au bout ; ne précipitons rien : S'il me trahit, hélas ! je le saurai trop bien. ,

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