‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 427 sur 474 · ACTE 1, SCEISE VU · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCEISE VU

RAIMOND

Monsieur. .. j'ai bien l'honneur.

I/honneur!... Je vous embrasse, et c'est detout mon cœur.

M. SAliNT-FIRMIN.

Parlez-moi donc un peu de la maman, du frère,

Et des sœurs : tout le monde est bien portant, j'espère ?

RAIMOND

Ah! vous êtes trop bon. A merveille : ils m'ont tous Chargé de compliments et d'amitiés pour vous.

FLORIMEL.

Que je les trouve heureux d'avoir un fils semblable!

RAIMOND

Ah! Monsieur...

FLORIMEL.

Non, d'honneur, on n'est pas plus aimable !

RAIMOND

Vous me jugez trop bien.

M. SAINT-FIRMIN

Ah! voilà Florimel !

Enthousiaste...

RAIMOND

11 montre un heureux naturel.

FLORIMEL.

Nous sommes tous, ainsi, vraiment, de bonnes âmes.

M. SAINT-FIRMIN

Tout à fait. Je vous vais annoncer à nos dames. Mon cher Raimond, ici, soyez le bienvenu.

Ah ! oui, depuis longtemps vous étiez attendu, Mon cher : votre arrivée est un signal de fête ; Si vous saviez aussi comme chacun s'apprête A vous traiter!...

RAIMOND

Messieurs... je suis confus, ravi...

M. SAINT-FIRMIN

Bon! vous ne voyez rien. Sans adieu, mon ami.

(Bas, à Florimel.) ^

Eh bien ?

FLORIMEL, bas. à M. Saint-Firmi n.

Il est parfait.

M. SAINT-FIRMIN

En tes mains je le laisse.

FLORIMEL.

Oui, je vous en réponds.

'il.'i MALICE POUR MALICE.

M. SAINT-FIRMIN, bas, à Fiorimcl.

Surtout de la sagesse.

FLORIMKL (le mônip.

Fort bien.

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