‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 458 sur 474 · ACTE II, SCENE XY · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XY

GÉLON

Martial ? ah ! Monsieur, à moi, pas tant de gloire. Mais, vous savez, toujours voyageant et marchant,

M. SAINT-FIRMIN

Sans doute.

RAIMOND

Ah ! Monsieur le marchand.

Le beau sabre !.

11 est superbe.

GELON.

Assez beau.

RAIMOND

Je ne saurais m'en taire,

Eh I mais...

FLORIMEL.

C'est un vrai cimeterre.

GÉLON

Je l'ai pris d'un Cosaque.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Ah ! ah ! pris ? et comment ?

GÉLON, affectant de se reprendre.

Pris... par échange ; eh ! oui, pour un gros diamant Que me. . . céda Memmoud, un pacha de trois queues.

M. SAINT-FIRMIN

Monsieur est las, peut-ôlre ?

GÉLON

Oh ! non ; cinq cents lieues, Tout au plus, que je fis, et toujours à cheval.

FLORIMEL.

0 Dieu !

GÉLON

Je monte à crû ; le mien n'a pas d'égal.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Monsieur n'est point encor marié ?

GÉLON

Non, Madarfte :

Je n'eus jamais le temps d'épouser une femme ;

1 (jujours en course...

M. SAINT-FIRMIN

Ici longtemps je vous retiens, ^mme mon prisonnier.

GÉLON

Oui, je vous appartiens :

L'esclavage, en ces lieux, pour moi n'a rien de rude.

M A 0 E M 0 I s E L L E D 0 L B A N , ba«; à Célon .

A merveille.

GKLON, l)as aussi.

Bon ! bon ! ceci n'est qu'un prélude, VA je lui garde un tour !. . .

M. SAINT-F IRMIN, à Gélon.

Venez-vous ?

Dans l'inslant.

(a (lenii-voi\ à Florimol et à mademoiselle Dolban, en regardant •■>' attention, à Raimond.)

non Dieu ! que ce jeune homme a l'air intéressant !

(il sort avec M. Saint-Firmin, mademoiselle Dolban et Eusébie.)

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