‹ Œuvres de Collin d'Harleville, précédées d'un fragment sur sa vie, écrit par lui-mêmeChapitre 463 sur 474 · ACTE III, SCÈNE I. - o · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. - o

MADEMOISELLE DOLBAN (affectant de sourire).

La jalousie ? ah ! ah I la bonne fantaisie !

Oui, parce que Raimond lui fait des yeux très doux ; Mais elle s'en amuse.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Ou plutôt de vous tous.

La scène de tantôt...

FLORIMEL.

N'était qu'un badinage.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Et son air langoureux ?

FLORIMEL.

Bon! c'est son personnage.

Mais ce n'est pas cela dont il est question : C'est ici que je vais le mettre en faction.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Courage !

FLORIMEL.

Il est déjà fatigué de sa route ; Il va se reposer fort joliment.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Sans doute ; Mais tu verras...

FLORIMEL.

Ma mère, où donc est-elle ?

MADEMOISELLE DOLBAN.

Au lit.

Elle se croit malade.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Raimond le lui dit.

Il la met au régime.

FLORIMEL.

Ah ! ah !

MADEMOISELLE DOLBAN. •

Preuve nouvelle :

Eh ! oui, comme de toi, Raimond se moque d'elle.

FLORIMEL.

La preuve est admirable ! Eh ! mais, il est certain Que ce jeune Raimond est fort bon médecin. Mon oncle en est très sûr; et puis, ma pauvre mère, Tu le sais, est un peu malade imaginaire.

bO'i MALICE POUR MALICE. .

MADEMOISELLE DOLBAN.

Tu ne veux pas m'en croire? hé bien, soit : avant peu, Dès ce soir, tu verras.

FLORIMEL.

Oui, nous verrons beau jeu.

On vient : c'est lui.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Je sors.

FLORIMEL.

Adieu, belle incrédule !

(a part, en sortant.)

Adieu, railleur i Cher frère ! il est bien ridicule.

FLORIMEL, seul.

Qu'elle est simple, ma sœur ! Haimond malin, plaisant! Ah! le pauvre garçon ! il est bien innocent!

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