DU ROI DE PRUSSE
Potsdam, 6 février 1786.
Je vous ai beaucoup d^obligation de ce que vous voulez avoir soin que cette correspondance que j'ai eue avec feu M. D'Àlembert ne paraisse pas. Mes lettres ne méritent que d'être vouées à Vulcain (ii); elles ne sont ni amusantes, ni intéressantes pour le public. On est d'ailleurs défà assez surchargé dans
(1) Mort le I a janvier 17S6.
(%)■ RéninisceDce classique :
Et que Componis doua Venerû, Thelcsine, nuvito. (Ivtnr*u)
3aO CORRBSPONDAffCE GÉNÉRALE.
ce siècle 9 plus abondant en mauvais ouvrages qu'en bons écrits, sans y ajouter encore les miens. Vous m'avez rendu un vrai service en me procurant un puriste et un autre professeur (i) pour racadébûe militaire ; ces jeunes gens attendent avec impatience leur arrivée 9 parce que leur éducation est négligée jusque-là.
Sur ce, etc., .etc.