SUR LA F()KM.\TI
nions de villages , de manière à empêcher que les inondations, ou même, jusqu'à un certain point, la grêle, ne s'étendissent presque jamais sur la totalité du territoire (i).
3° Les travaux publics, la répartition des impôts se feront mieux dans ces connnunautés, qu'on ne pourrait l'espérer dans un seul village; les affaires communes y seront mieux administrées. Il sera beaucoup plus facile d'y établir une bonne police, objet très-important, et qu'il serait presque impossible de remplir dans des villages séparés.
4° Les procès et les querelles entre les villages deviendront beaucoup plus rares , et leurs intérêts seront mieux défendus, leur conduite plus modérée dans ceux qu'ils peuvent avoir avec les seigneurs et avec les curés.
5° Cette réunion leur donnera plus de force contre les grands propriétaires qui sont seigneuis de plusieurs paroisses.
6" On pourrait établir, pour chaque communauté, une petite justice municipale, qui n'aurait pas les inconvénients des justices seigneuriales, ni ceux qui résulteraient de la suppression absolue des justices locales.
(i) Dans presque tous les pays les orages suivent une marche assez régulière, se dirigent suivant le cours des rivières , et dans le sens des grandes vallées. Ainsi , cinq villages, par exemple, situés sur le bord d'une rivière, dont le cours n'est pas très-sineux, seront plus souvent dévastés |)ar un même or-ige que cincj autres villages du mémo canton, distribués dans plusieurs vallées.
DFS COMMUNAUTES, KTC. 4'%
7° Il se formerait dans les campagnes un esprit public, qui ne peut guère exister dans les villages isolés , où il est resserré dans des bornes tiop étroites, et leurs habitants deviendraient vraiment des citoyens.
8" Une communauté de campagne serait divisée en plusieurs villages, comme une ville en plusieurs quartiers. La municipalité particulière de chaque village subsisterait toujours; ainsi chacun d'eux j)rofiterait des avantages de l'association, sans rien perdre de ses avantages particuliers.