‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 157 sur 374 · Ce n'est pas. — Cela est · texte numérisé non relu

Ce n'est pas. — Cela est

9. Il se fit alors un grand tumulte. On prend encore, dans les diverses branches du patois Picard et dans le patois Normand , arias dans le sens de bruit , physiquement ou moralement, tumulte ou prétention. Il vient peutêtre du verbe harier, agacer, tourmenter. Quant au mot caria, il semble être amené par onomatopée.

EKftUÉTE. lOJ

Ung plet, ung débat, ung procès :

« J'ay fait — Je feray. — On verra.

— le fonce. — Je dis'. — Bruit je metz'.

— Je luy viens à gré. — Je luy plaitz.

— Je fais tout. — Je fais deablerie.

— Je suis plus belle que tu n'ez.

— Mais moy J, par la Vierge Marie, »

Brief, à ouyr leur resverie.

Comment l'une l'autre guermente *, C'estQÏt une droicte faerie.

Comme dist celle déposante, La quelle yfut tousjours présente.

Et s'elle n'eust deffaict !a meslée, Elle croit de vray et se vante Que l'une eust esté atfollée f .

Car comme elle dit , la Rusée Ne tachoit sinon à pigner*, El de lascber quelque bauffi-ée?, A mordre, ou à esgratigner.

) . Blessée ; moK luîti dim le pauài Picitd.

6. AiTïdier Im cbeveux , buat. Nous ivons tatoit la luuiion populaire : donner une peignée.

7. On diioit baaffn pour bouche pleine ; une baagrk seioit ici une bouche pleine d'injure», Baugric se lencnntre quelqaefoii comme synonyme de bufe. soufflet.

L'autre : « Je le tiens en mes las. »

Puis sept I ; puis dix^, puis hàult^ puis bas^

Ung grant ha hy, ung grant ha ha J !

« Tost, tard 4, je Pauray. — Non arasJ.

— C'est toy ^? — Mais moy 7. — Non a.

Ung grant haria caria?, [ — Sy a 8. »

1. Puis on entendit sept, puis dix, c'est-i-dire la querelle continue. lly a là allusion sans doute aux horloges qu'on écoute sonnant Pheure. ï\ faut y voir' aussi le jeu de mots : Puis c'est ceci, puis on dit cela.

Page 1