Afin que, de sorte qu'on ne s'en, etc
■ 8. L'édition du XVe siècle est la seule qui donne ce vers , sans lequel pourtant il est impossible de comprendre la suite, la position du Mignon. On seroit, en effet, forcé d'en faire un parent ; c'est ainsi que nécessairement
S'il vient de naissant^ oii d'acquest*.
S'il vient d^apporti ou de douaire.
Comme ^ elle Ta eu, et que J c'est, Et que tout ce cas nous declaire , Respond qu'il y a grant mistère , Et que la Simple, se dit on, Avoit jadis une commère Appellée la grant Alison , La quelle tenoit ce Mignon Et l'entretint lonc temps, et l'eust, Comme on dit , par succession , De sa feue tante qui morut ; De la quelle tante elle fust Héritière , comme est notoire , Et, comme de puis on congnut,
1. Tous les textes, sauf celui du XVe siècle, donnent naissance, peut-être dans la persuasion que naissant ne pouvoit être qu'une faute d'impression. Nous avons expliqué ce qu'on entendoit par naissant, propre naissant.
2. Vacquêt vis-à-vis d'un propre, c'étoit le bien acquis par soi-même , et dont on pouvoit disposer ; vis> à-vis des conquits , c'étoit l'immeuble acquis par l'un des conjoints , et qui ne tomboit pas dans la communauté.
3. L'apport avoit dans la coutume de Reims un sens' plus étendu que dans les autres coutumes ; il signifioit tout ce que la femme apportoit en mariage à son mari , tout ce qui lui échéoit par succession pendant le mariage, tout ce que le mari ou les parents d'icelui avoient donné à la future épouse avant la célébration du mariage.