Car espérer posséder telles femmes sans argent, etc
3. Les cadeaux , voilà le dernier mot, le refrain de toutes chansons d'amours.
4. Mot assez joliment amené par le refrain, quand elle entendoit le motif de la chanson d'amours dont il vient d'in< diquer le refrain, quand elle sentoit le besoin d'aimer, comme disent honnêtement les Coquillarts du XVII le siècle.
5 . Littéralement en dessus ou en dessous , d'une façon ou d'une autre, soit par les cadeaux dont il vient de parler, soit par les emrbrassements qu'il a énumérés plus haut.
6. La construction de ces deux vers nous a fort intrigué. De quitus a généralement le sens d'argent ; nous n'avons pu le lui conserver. Nous supposons qu'il a ici le sens de cette phrase, usitée en droit : Quid juris, quid ergo ? Celui qui ne donne cadeaux , quoi donc, que faut-il qu'il fasse ? Prêter j simuler la passion. Nous n'avons pas su trouver d'autre construction logique pour ce passage. Kous reconnoissons cependant que Coquillart a pu pousser jusqu'à ses dernières limites la concision, qu'il a indiquée comme le caraaère propre de l'éloquence de maistre Simon. Cette éloquence parott en effet supposer souvent quelque geste qui remplace une transition, un verbe négligés. Le geste
Plaidoyer. jj
Il se monstroit ardant, hastif, Serchant par tout comme ung fuiron ; Et si n'estoit jamais rétif, Farouche, ne dur à Pesperon ; Et la tenoit en son giron.
Baiser assez », tel ty, tel my > ; Il sembloit que le quarteron Ne leur en coustast que demy ^ Elle disposoit d'icelluy Ainsi que de sa propre chose.
Et comme son privé amy Le tenoit en sa chambre close.
D'aultres prouffis 4, sans longue pose , En festes, en nopces, en bancquet, Une violette, une rose, Une marguerite, ung bouquet,
oratoire remplaceroit ici il faut, doit; nous porterions alors la virgule qui suit fonce après qiiibus et nous aurions : Car qui ne fournit Targent ? geste interrogateur, puis geste affirmatif de Tavocat : prester, etc.
1 . Toujours même méthode concise : baiser ou baisis, cela alloit assez, il n'en manquoit pas.
2. Locution encore usitée de nos jours dans la Picardie, en parlant de gens qui s'arrangent , se conviennent fort bien, qui sont faits Tun pour l'autre, tel toi tel moi.
^ 3 . Couster que demy signifie généralement payer la moitié de ce que paient les autres , faire avoir à moitié peine; demy veut peut-être dire ici le demy quarteron. Le sens , en tout cas , est le même.
4. Quant aux autres profits (qu'e//e povoit lever à toute heure), c'étoit, sans longue pose, en résumé....
Quelque bague , quelque afGquet Pour dire : « Hon ! vous y pensés » » . Estoit ce faict, s'on le piquoit >.
C'est à dire: « Recommancés. »
Et d'estre ensemble assez , assez i, Hz en estoient tous coustumiers, Comme deux beaubc coulons 4 ramiers.
De tous biens d'amours singuliers, Elle en est en possessioriy Dont je me tairay voulentiers, Pour plus briefve expédition.
En possession et saisine, Qu'il n'est loisible ne ne loist^ A femme, commère ou voisine, Ou de quelque estât qu'elle soit , Qu'elle ne peult ^, et si ne doibt Donner trouble et empeschement, Ne s'efforcer d'y avoir droit i